Voir la mer...

Samedi matin, réveil paperasse. Madame ma banquière veut me voir. Bon rien de grave, c'est juste pour parler du pays, de ses produits. Je suis dans la banque qui chante à ses clients dans les pubs. J'espère qu'elle ne chante pas trop mal, ma banquière, parce que j'ai pas trop envie qu'il pleuve ce week-end, moi... Le programme s'annonce aéro !

Retour à la maison. Je pousse le chat de la table, déplie la 1/500.000 Nord-Ouest. Hier avec mon collègue au boulot, on s'est dit que c'était plus intelligent de voler une heure chacun à deux que chacun une heure tout seul entre Thoiry et les cheminées de Mantes. Le Havre-Octeville, avec un petit transit côtier, histoire de profiter de la mer, sera notre destination de l'après-midi. Retour à la préparation, je me fais des noeuds au cerveau à cause des 2 ZIT et du parc naturel sur l'estuaire de la Seine. Contourner par le nord, bien viser entre les zones interdtes pour pas perdre ma licence dont l'encre finit de sécher ? Le log de l'aller est prêt, je suis à la bourre. Je préparerai le retour à l'aéroclub. Arrivé au club, je tombe sur mon FI, bavarde et zappe le log retour... En plus, ça sera ma branche. Mon pote me rassure, on s'arrangera.

Aller sans encombre. La visi est bonne au ras du sol. Mais la crasse est bloquée par la couche d'inversion, quand l'air se réchauffe et empêche l'air de continuer à monter. Au-dessus de la crasse au FL45, on voit très loin devant et un peu en oblique. C'est dingue, cette chape de crasse quand même... La base militaire d'Evreux est endormie. On s'annonce sur 119.7 aux touristes du samedi. Le pont de Normandie (Echo-Delta est son nom barbare pour le contrôleur de Deauville), on enroule le Havre sur la droite.

L'estuaire de la Seine

On annonce à Deauville Info que l'on va continuer comme ça jusqu'à Etretat.

Etretat

Demi-tour devant la flèche en mémoire aux aviateurs disparus au large d'Etretat. Le cap d'Antifer et son terminal pétrolier marquent l'entrée dans la CTR d'Octeville. Tout à coup, on entend un avion se signaler au même endroit avec visuel sur un DR400 devant. Je me retourne sur mon siège, rien à gauche mais à droite... Gros plan sur le fameux DR400, bien près, je lis sans aucun souci son immatriculation. Je dis très clairement à Eric de ne pas bouger d'un iota de cap. Une vent arrière en patrouille avec un DR400, un peu cavalier à mon goût de se faire doubler à quelques dizaines de mètres sans le signaler dans une CTR... Bref, il est passé, il est pressé, on le laisse s'éloigner.

Notre ailier est maintenant en dernier virage. NE, autorisé atterrissage, rappelez contrôlé. Puis NE rappelle en finale et reçoit en réponse que vous dire d'autre que "autorisé atterrissage et de rappeler contrôlé". Puis une question vient ben... je sais pas ce que ça veut dire contrôlé, monsieur. Alors quand notre tour vient, on aura le droit à rappelez vitesse contrôlée des fois que nous aussi, on ait oublié la phraséologie :-)

Finale à Octeville

Roulage au parking en suivant les lignes jaunes comme les grands pour le parking Delta Unité. Nous descendons nous dégourdir les jambes et nous délester de la taxe d'atterrissage. Après avoir arpenté le parking, le pompier-pompiste nous dit qu'il n'a pas le temps. C'est donc gratuit :-)

Marche sur le parking d'Octeville

Et maintenant, il faut bien que je prépare ma nav pour la branche retour. Pour la première fois, je fais ça en 5 minutes dans l'avion pendant qu'Eric se bat avec son Garmin pour m'assister au cas où. 3 traits : LFOH - Fécamp - St-Cyr-la-Campagne - Maule. 3 caps, alti de sécu, chronométrage et basta. Je me dis que c'est du n'importe quoi, quand même. Que c'est pas bien sérieux, que mon FI ne m'a pas appris à travailler comme ça. Mais on est deux dans l'avion, quatre yeux, du beau temps, un GPS et des piles. Et tout se passe bien. On fait du tourisme sur la côte jusqu'à Fécamp. Je rappelle Deauville Info qui voulait que je lui dise quand je prends mon cap sur Chavenay. Je suis pas contrôlé, mais je lui fais plaisir. La route jusqu'à la Seine est pavée de champs et petits villages. Mais je passe pile sur l'aire d'autoroute que me montre ma carte. Puis les méandres de la Seine apparaissent. Il est facile d'en repérer un, de le situer sur la carte et ensuite se mélanger les pinceaux... Le terrain privé de St-Cyr-la-Campagne était mon point tournant. On y fera une belle verticale en le voyant au dernier moment ! Je ne suis pas mécontent de moi :-)

2h40 de vol, 1h20 chacun, également réparties par coup de bol. Objectif rempli. On fait une bonne équipe et on remettra ça !

Commentaires

1. Le mercredi 17 octobre 2007, 20:17 par pettouze

C'est fou.

Je me disais qu'en l'air, au moins, tu serais tranquille. Et en fait, c'est pire qu'une autoroute.

Bravo, vivement la prochaine fois, qu'on puisse lire d'autres palpitantes et techniques aventures

2. Le mercredi 17 octobre 2007, 22:25 par Aurélien

Ah ben c'est sûr ! Après s'être délesté de la taxe d'atterrissage, on sent le portefeuille nettement plus léger... Sauf que c'est pas certain que l'avion vole mieux ;-) .

Bonne continuation Arnaud !

Aurélien

3. Le mardi 23 octobre 2007, 11:38 par Cesco

L'économie de la taxe d'attero, même pas une tiote binouze ??

4. Le mardi 23 octobre 2007, 18:11 par Arnaud

10 € de gagnés et on ne s'est même pas offerts 2 pintes, la faute à mon planning de ministre, ce soir-là. Ça sera le prétexte d'un autre vol avec le camarade Eric :-)

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